Le jazz, forme musicale populaire, est issu de la rencontre de divers éléments, les uns venant du folklore vocal négro-américain d’inspiration africaine (blues, chants de travail, negro-spirituals, gospel songs), les autres, de la musique européenne (marches, musiques militaires, danses de salon). D’une certaine façon, l’église et la maison close auront été les berceaux de cette culture, et l’auront marquée de leurs caractéristiques respectives de ferveur et de sensualité, d’aspiration spirituelle et de réalisme existentiel. Le jazz affirme la sensibilité particulière du peuple noir américain, culturellement hybride, et tout autant il vise l’universel.

Apparus au grand jour à partir de la fin du 19ème siècle, principalement dans le sud des Etats-Unis, le negro spiritual, le blues et le ragtime constituent trois formes authentiques de la musique afro-américaine et dessinent les premières fondations du jazz.

Ces trois grands courants musicaux, le spiritual, le blues et le ragtime, vont converger à la fin du 19ème siècle pour donner naissance au jazz.

Qu’est-ce que le jazz ? La meilleure de toutes les définitions proposées semble être celle du musicologue américain Marshall Stearns : « Le jazz est la résultante du mélange, pendant trois cents ans, aux Etats-Unis, de deux grandes traditions musicales, celle de l’Europe et celle de l’Afrique de l’Ouest ».